Cela ne surprendra personne, Nintendo s'est une fois de plus senti obligé de nous faire un Pokémon sur sa console portable, avec un argument supplémentaire pour les détracteurs puisqu'il s'agit cette fois-ci d'un remake : Fire Red et Green Leaf sont en effet les adaptations sur GBA des tout premiers Pokémon
sortis en 1996. Proposant plusieurs nouveautés par rapport à
l'original, il nous semblait cependant assez difficile de voir au
premier coup d'oeil si le titre méritait sa refonte.

Il
y a 8 ans pour qui voulait vivre l'aventure dans sa poche, il n'y avait
pour ainsi dire pas grand-chose : c'était soit ce bon vieux
Sa.Ga sur la grosse Game Boy blanche, soit un RPG
Nec sur la GT avec carnet et stylo pour noter les codes de sauvegarde,
et ce jusqu'à ce qu'un certain Satoshi Tajiri imagine un concept génial
où les joueurs échangeraient des insectes via des câbles
link. Malgré le pessimisme un peu moqueur de certains éditeurs nippons, M. Tajiri finit néanmoins par présenter son projet à Nintendo
où Shigeru Miyamoto sent le potentiel de la chose et offre au
concepteur le temps de peaufiner la bête. Le résultat est bien
évidemment
Pocket Monster, un RPG avec plusieurs catégories de monstres, des pouvoirs et des combats qui assure depuis une manne financière inépuisable pour Nintendo.
Quoi de neuf, professeur ?Jeu le plus vendu de toute l'histoire des consoles portables, Pokémon
revient, et on est donc en droit de se poser la question suivante :
pourquoi refaire un jeu que tout le monde connaît ? S'il veut éviter de
récolter le ressentiment des joueurs, Nintendo
va devoir assurer niveau innovations ! Tout d'abord, on pourra
constater que le jeu est réalisé à partir des mêmes éléments graphiques
que pour
Rubis-Saphir. Mêmes
sprites,
mêmes éléments décors, on se retrouve donc avec quelque chose de simple
mais d'acceptable. A peine le jeu démarré la console nous demande notre
sexe, une nouveauté incluse depuis la version
Cristal.
Le scénario commence alors exactement comme l'original : au moment où
l'on s'apprête à sortir du village, le professeur Chen l'interpelle
pour lui dire qu'il ne doit pas sortir sans son Pokémon. Ce passage
obligé est synonyme du sacro-saint choix de son "
starter", ou
premier Pokémon.Les joueurs de la première heure auront l'indicible
plaisir de choisir entre les trois créatures que tout le monde connaît,
à savoir Bulbizarre, Carapuce et enfin Salamèche, correspondant
respectivement aux niveaux de difficulté facile, moyenne et maximale.
Pourquoi le niveau de difficulté se fait-il en fonction de votre
starter
? Les deux premiers maîtres Pokémon que vous devrez affronter étant de
type Pierre puis Eau, le pauvre petit Salamèche aura bien du mal à
faire le poids. Pour les maniaques on notera une différence dès les
premières minutes de jeu puisque le prof Okid nous offrira 5 Pokéballs
avec notre Pokédex histoire de capturer plus vite les streums qui
feront la force de votre "
kawaii-légion". Point de nouveautés au
niveau des créatures qui apparaîtront sur votre route, ce sont les
mêmes que dans la version orginale. Pour qui connaît, le jeu devient
donc hyper simple puisqu'il reste toujours possible de prévoir sa
formation en fonction de la suite de l'aventure. Heureusement quelques
petits changements minimes viennent perturber tout cela.